À la découverte de soi-même.

Si je vous demandais:
« Qu’est-ce-que la mort selon vous? »
et même
« Avez-vous peur de la mort?« 

Jeanne Labrosse

Jeanne Labrosse

 La mort, pour moi, c’est comme le soir après une longue journée : un moment où tout se pose. Elle me fait peur parfois, mais pas comme une menace ; plutôt comme une inconnue qu’il faut apprendre à accueillir. J’espère qu’elle viendra doucement, comme une respiration qui s’éteint sans douleur. Je crois qu’elle n’efface pas la vie, elle la complète. Ce qui compte, c’est d’avoir aimé assez pour que le souvenir continue de vivre.

Adrien Richer

Adrien Richer


Je vois la mort comme une pause dans le grand mouvement des choses. Elle me semble naturelle, même si je préfère ne pas trop y penser. Je n’en ai pas vraiment peur, mais je redoute le vide qu’elle laisse autour. Peut‑être qu’elle sert à rappeler que tout est provisoire, que rien ne nous appartient. Si je devais partir demain, j’aimerais juste savoir que j’ai vécu simplement, sans regrets, en laissant un peu de paix derrière moi.

Francois Therrien

François Therrien

Depuis la maladie, la mort n’est plus une idée lointaine : elle est une présence silencieuse, parfois lourde, parfois apaisante. J’en ai peur, oui, mais elle m’a aussi appris à vivre autrement. Elle me force à regarder chaque jour comme un cadeau fragile. Pour moi, la mort n’est pas une fin, mais une vérité qui rend la vie plus vraie. Si elle vient, j’espère qu’elle me trouvera en paix, reconnaissant pour ce que j’ai pu aimer. 

 

Anita Casse

Anita Casse

La mort, je la ressens comme une séparation injuste mais inévitable. Elle me fait peur, surtout à cause de mes enfants : je voudrais être là pour eux, longtemps. Pourtant, je sais qu’elle fait partie du chemin. Elle me pousse à vivre plus intensément, à dire ce que je ressens, à ne pas remettre à plus tard. Si je devais la rencontrer, j’aimerais qu’elle me trouve debout, aimante, et que mes enfants portent en eux ma lumière.

 

La mort est un sujet délicat que plusiurs péfèrent éviter. Comparons ce qu’en pensent nos quatres personnes selon leur contexte.

1. Rapport général à la mort : naturel, abstrait, chargé, imminent.

• Jeanne voit la mort comme un phénomène naturel, inscrit dans le cycle de la vie. Elle l’aborde avec douceur, presque comme une continuité.
• Adrien la perçoit comme un arrêt neutre, une pause dans le mouvement. Sa vision est simple, peu chargée émotionnellement.
• Anita la ressent comme une séparation douloureuse, liée à la responsabilité et à l’amour maternel.
• François la vit comme une présence concrète et proche, transformée par la maladie.

Écart majeur :
Jeanne et Adrien parlent de la mort comme d’un concept.
Anita et François en parlent comme d’une réalité qui touche leur vie intime.

2. La peur : diffuse, faible, relationnelle, existentielle.

• Jeanne éprouve une peur douce, liée à l’inconnu et à la séparation.
• Adrien n’a pas vraiment peur : il accepte l’idée sans la creuser.
• Anita a peur, mais pour ses enfants avant tout. Sa peur est relationnelle.
• François a peur, mais cette peur devient un moteur de lucidité et de présence.

Écart majeur :
La peur d’Anita et de François est active et signifiante.
Chez Jeanne et Adrien, elle est faible ou apaisée.

3. Ce que la mort révèle de leur rapport à la vie.

• Jeanne cherche la douceur, la continuité, la paix. La mort lui rappelle l’importance d’aimer simplement.
• Adrien y voit un rappel de profiter du présent sans compliquer les choses.
• Anita y trouve une urgence d’authenticité, de transmission, de présence pour ses enfants.
• François y découvre la valeur du moment, la gratitude, la vérité de l’instant.

Écart majeur :
Pour Jeanne et Adrien, la mort confirme leur philosophie de vie.
Pour Anita et François, elle transforme leur manière de vivre.

4. Leur rapport au sens : humble, pragmatique, sacrificiel, spirituel.

• Jeanne cherche un sens humble : laisser un souvenir doux.
• Adrien cherche un sens pragmatique : vivre sans regrets.
• Anita cherche un sens sacrificiel et affectif : ce qu’elle laisse à ses enfants.
• François cherche un sens existentiel : vivre juste, aimer pleinement.

Écart majeur :
Le sens est tourné vers soi chez Jeanne et Adrien, vers les autres chez Anita, vers la profondeur intérieure chez François.

5. Synthèse : quatre façons humaines de mourir… et de vivre.

• Jeanne représente la mort comme un passage naturel, accepté avec douceur.
• Adrien la voit comme une pause, sans drame, sans mystère.
• Anita la vit comme une menace pour ceux qu’elle aime, non pour elle-même.
• François la regarde en face, avec peur mais aussi avec une intensité nouvelle.

Ensemble, ils dessinent un spectre complet :
du naturel → au neutre → au relationnel → à l’existentiel.

La mort est-elle un passage ou une fin?

Sur les pages de nos « Guides » vous pouvez consulter entre autres, les points de vue contemporains de Brian Weiss et de Philippe Guillemant.

La mort passage ou fin

Si vous pensez à explorer ce thème,
bienvenue au Café 901.